Vous ne rêvez pas….voilà la France que l’on vous cache.
(Ce n’est pas une fiction les faits sont réels)
Chez Guinot, les salariés cadres font des heures supplémentaires dissimulées en masse : ils les appellent d'ailleurs ironiquement « les heures philanthropiques ». L’'entreprise a voulu se débarrasser après 6 ans de bons et loyaux services d’une femme cadre, d'origine arabe, de retour de congé maternité. Pour la pousser dehors, elle qui s'occupait de la zone commerciale arabe, ils l'ont mis à une zone Amérique latine Pacifique qu'elle ne connaissait pas et dont elle ne parlait pas la langue, ce qui lui demandait deux fois plus de travail, une forme de harcèlement alors qu'elle avait les soucis de son nouveau-né. Plutôt que de lui redonner son poste après son congé maternité, ils y ont même mis des intérimaires. Lorsque, pour faire valoir ses droits, la jeune femme s'est syndiquée, a demandé des élections de CE, elle est devenue la femme à abattre : isolement, propos racistes, dénonciation dans la boîte où tout le
monde a peur. Le CE est finalement mis en place, mais fait partie de ce qu'on appelle les « CE bidons » : il ne comporte que 2 membres totalement soumis à la direction au point de ne jamais fonctionner, sauf pour donner un « avis favorable » au licenciement de la délégué en question, ce qu'il a fait à deux reprises.
Trois fois de suite l'autorisation de la licencier a été demandée à l’inspection du travail, la dernière en juin 2004, sous un prétexte kafkaïen, après l'avoir cette fois « mise à pied ». La tenant ainsi, par la privation de salaire, ils ont fait traîner la procédure, négligeant de réunir le CE prévu début juillet. Sans l’intervention de l’inspection du travail, ils allaient la laisser ainsi tout l'été.
Le ministère cassera finalement la décision de cet Inspecteur (ce n'est pas le seul cas hélas, car de plus en plus de « salariés protégés » se trouvent ainsi abattus).
Pourtant, tout ce qui s'est passé, d'un bout à l'autre dans cette affaire, aurait dû donner superbement raison à la déléguée syndicale.
L’histoire, malheureusement « banale » pourrait s’arrêter là. Les salariés de la SNRH y trouveront certainement quelques similitudes avec leur quotidien. Mais la suite est encore plus croustillante et elle donnera peut être des ailes à plus d’un dirigeants.
En effet l’engagement politique de l’inspecteur du Travail en question fait que la presse s’en mêle et notamment le Parisien qui trouve des « témoins » anonymes. De plus, Jean-Denis Combrexelle, le directeur de la Direction Générale du Travail, qui dîne chaque mois avec Denis Gauthier-Sauvagnac est en conflit avec cet Inspecteur du travail. Ce directeur est celui qui a fait notamment la fameuse « recodification du code du travail », avec notamment Jacques Barthélémy, grand avocat du Medef . La DGT est donc naturellement en conflit « idéologique » avec cet Inspecteur. Avec le Directeur départemental, ils lui suppriment toute part de primes depuis de longues années. « Rétorsion qui ne me fera céder en rien » déclare l’Inspecteur du travail en question et d’ajouter « Mon expérience, tous les jours, me fait rencontrer des « Guinot » : d'ailleurs j'engage les investigateurs à regarder de plus prés, au-delà de ma personne, la réalité de ce genre de patronat qui fait tout pour mettre en cause l'action légitime de l'inspection du travail.
Nous marins…. sommes à l’abris. Personne ne veut se débarrasser de notre
inspection du Travail Maritime n’est ce pas ? Ceux qui s’occupent de la
recodification de notre code du travail Maritime ne mangent pas avec Denis
Gauthier Sauvagnac. Majoritairement d’origine Française et masculine pas de
crainte à avoir d’être malmené lors d’un retour de congés maternité. Allons
rendormez vous , rendormons nous….ce témoignage n’est qu’un mauvais cauchemard. !!!
Notes :
- L’inspecteur du Travail en question s’appelle « Gérard FILOCHE ». -
- Jean Daniel MONDIN (PDG de la société GUINOT) est classé parmi les 500 premières fortunes Françaises avec 70 petits millions d’Euros sur son compte en banque.
- Denis Gauthier-Sauvagnac, celui qui aurait finalement tiré en liquide, non pas 5 mais près de 15 millions d'euros sur le compte en banque de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie, entre 2000 et 2007. (Source l’express).
- Jean Denis COMBREXELLE est aussi membre du Conseil d’Etat. Pas de chance pour la petite délégué de voire son cas aboutir,….