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 Securité et organisation du travail-Une fiction inspirée...

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Date d'inscription : 05/08/2007

MessageSujet: Securité et organisation du travail-Une fiction inspirée...   Ven 22 Aoû - 16:30

Une fiction inspirée de faits réels et écrite en Mars 2008

Les mains dans les poches pour se protéger du froid, les familles des
marins, le regard perdu, font quelques pas entre les drapeaux du
syndicat Indépendant du Personnel du Remorquage. En cette fin de
matinée, jeudi 14 février, les familles des 3 marins disparus en
octobre dans l’exercice de leur fonction d’assistance aux navires en
veulent à leur ancien employeur, la société nouvelle d’assistance aux
navires. Venu au rassemblement que le syndicat autonome organisait en
la mémoire des disparus devant le siège social de la société au Havre,
ils ne comprennent toujours pas comment l'ex-employeut.à pu abuser des
leurs à ce point».
«Epuisés».Attendant toujours, plus de quatre mois après les
disparitions des marins que la direction les contacte, ils accusent:
.Les marins etaient épuisés. Jamais leurs plannings n'étaient
respectés,i1s étaient appelés à n'importe quelle heure du jour ou de la
nuit, pour être envoyés sur une assistance de navire,et ce sans délai,
pour deux heures trente de travail .Aprés un repos prévu normalement
pour 2 heures ils étaient rappelés parfois ½ heure après. Ils faisaient
parfais des semaines de plus de cinquante 168 heures, alternant travai1
de jour et de nuit .Ils étaient trop gentli1s, trop serviables,et
ignorants des lois ils en ont profité.»
Epuisés et sous pression, l’erreur de manœuvre à 9 nœud à l’étrave du
Porte Container , ce jour-là, pour effectuer une assistance , est
directement liée à l’état de de fatigue du Capitaine, selon les
familles. Un surmenage d'autant plus important qu'en juillet 2007,
l’équipage a dû .:faire intervenir le délégué syndical pour essayer
d’obtenir en vain leurs congésPrévus dans leurs contrats mais aussi par
la loi....•Depuis une décision du ministère est intervenu leurs
confirmant qu’ils pouvaient en bénéficier. Les marins n'auront pas eu
le temps d'en profiter, ils sont disparus le 16 octobre 2007.
Pour Eric Biro, délégué syndical central du SIPR, .les marins étaient
considérés pire que des bateliers (eux ne naviguent pas de nuit) et
servaient de serpi1lière •. Appelés régulièrement au dernier moment,
sans que la direction «ne respecte le planning ainsi que les temps de
travail légaux, ils pouvaient travailler jusqu’à 14 fois 24 heures
consécutives sans planning et avec des repos parfois interrompus et
accordés à posteriori.. Un «travail au si.fflet., pour une rémunération
inférieure au SMIC horaire.
Irrégularités. Contactée, la direction «ne souhaite pas Jaire de
commentaire •. En l’absence de CHSCT (l’entreprise ayant pourtant plus
d’un an d’activité) Libération n’ a pu que se procurer, le rapport du
QHSE . Interrogé par les
membres du QHSE, Yannick Pierre, responsable
d'exploitation de l'agence du Havre, où travaillaient les marins ,
reconnaît de nombreuses irrégularités, d’ailleurs déjà observées par
l’Inspection du travail Maritime et dénoncées à de nombreuse reprises
par les syndicats représentatifs, il se défend en allégant que le
Capitaine lui seul est responsable civilement et pénalement du respect
du temps de travail et est de par sa fonction le seul garant de la
sécurité. Il exerce d’ailleurs cette responsabilité sur ses biens
propres. De nombreuses notes de service ont d’ailleurs été rédigées sur
ce sujet.
Les marins qui venaient d’horizon différents et avaient été exploités
dans d’autres sociétés acceptaient ces conditions sous prétexte
d’accompagner leur nouvelle société dans son implantation ils étaient
très serviables •. Un peu trop, justement. aux yeux de Philippe
Montero, ancien collègue, lui aussi auditionné, et qui, .suite à un
gros problème avec l'agence concernant [ses) conditions de travail», a
préféré démissionner .• Les marins étaient trop gentil, ils ne savaient
pas dire "non", raconte-iL C'est moi qui les ai fait entrer chez
Société Nouvelle d’Assistance. Aujourd'hui je le regrette terriblement,
je n'aurais jamais pensé que cette société puisse faire traval1ler ses
marins dans des conditions aussi dégradées! C'est al1é trop loin.'
Sous. pression permanente de son employeur, selon son.père, le
Capitaine, n’a pas voulu ,le 16 octobre 2007, effectué l’assistance, il
était cassé par le rythme « il en a averti le régulateur qui ne voulait
rien savoir. il était très angoissé par cette situation, il avait trop
peur de perdre son emploi ». Le 16 octobre, «si les réglementations en
vigueur avaient été respectées, les marins profiteraient aujourd’hui de
leur premiers congés.
Le Marin Février 2009-Richard GASMAGUEN
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